Accueil Date de création : 30/05/08 Dernière mise à jour : 23/06/08 00:06 / 17 articles publiés
 

Prologue  posté le samedi 31 mai 2008 17:15

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Le crépuscule s'installe peu à peu, lorsque une jeune fille apparait aux portes de Cilciùm.

 

Elle secoue ses jambes aux muscles nouées, et rajuste son bardas sur ses épaules qui s'affaisent de fatigue.Elle lève son regard et englobe d'une vue générale la ville qui s'étend devant elle.

Enfin..Enfin je suis arrivée! J'y suis arrivée! Après un regard furtif par dessus son épaule, elle s'avance d'un pas en murmurant: Espèrons que les rumeurs qui courent sur toi sont vraies, Cilciùm! Que je sois enfin libre et que je puisse punir tout ces crimes! Ils pairont, je m'en fais la promesse... Jamais je n'oublierai...

Elle secoue la tête comme pour sortir d'un songe, et d'une démarche décidée, s'enfonce dans l'agitation bruyante régnant dans les rues de la ville.

 

Cilciùm est quelque peu particulière, dérengeante par les contrastes qu'elle présente.

Ancienne cité médiévale, le tourisme y est propice, et s'y est fortement dévelloppé. D'immenses buldings accompagnés d'hôtels de luxes se sont construits de parts et d'autres.

Attirées par cette apparence majestueuse et festive, de nombreuses familles fortunées se sont installés dans ce paradis.

Mais dans les ruelles oubliées et sombres se trouve encore une population miséreuse, qui était autrefois source de vie dans le chateau, dans les champs, aujourd'hui rasés pour laisser place à des palaces 4 étoiles.

 

Pendant que les anciens rêvent, dans leurs bicoques, sur des souvenirs venant de leurs ancêtres, d'une vie qui n'ont jamais pu connaître mais dont ils imaginent les saveurs; les plus jeunes se battent pour faire vivre leur famille et se faire une place dans cette société qui ne donne qu'aux mieux portants.

Les moyens utilisés ne sont pas toujours très légals, mais que peuvent ils y faire? C'est ça ou..la rue.

Enfin, pas vraiment.

La rue, ils connaissent déjà. Les pavés, ils les sillonent des jours et des nuits durant. Cela est devenue une habitude, un quotidien, avec le temps, on se rend compte qu'un porche n'est pas si sale pour dormir, que le sol n'est pas si dur pour s'assoir...

Ils en n'envient plus ces bourges qui passent devant eux. Parce qu'eux, ils sont libres, attachés à aucun bien matériel, ne sont pas dépendant de ce putain de fric. Ils savent profiter des choses simples, à leur juste valeur. Et même si au final, ils ont besoin d'argent pour vivre, nourrir les leurs, la vie de vagabond n'est pas si dur que ce que l'on pourrait penser.

 

Un jeune homme s'avance, sûr de lui, dans un passage nauséabond. Il débouche dans une cour assez spacieuse. Des jeunes autour d'un feu, peuplent cette place secrète. Une ambiance chaleureuse se dégage de ce groupe, que l'on pourrait juger comme agressif.  Les hommes, pour certains rasés, avaient divers piercings, tatouages, et une musculature prononcée. Les femmes, maquillées parfois outragements, n'avaient rien de tenues "softs". Cuirs, résilles, chaînes, piques, newrocks, ou encore cheveux teintés de couleurs inimaginables... Une bande de grunges, une bande de voyous.

Mais quand on les regardaient un par un...

Marie et son visage d'ange, sans make up, mais que l'on prenait pour une prostituée par ses vêtements plus que provocateurs.

Liam, fan des piercings, d'allure arrogante, mais d'un regard qui trahit la tendresse qui déborde de son coeur.

Tristan, battit comme un garde du corps, rasé, on aurai dit un militaire, mais quand on l'entendait jouer de la guitare.. Les sentiments nous prenaient à la gorge.

Flavie, pot de peinture, folle sur les bords, est l'humouriste du groupe, qui vendrai corps et âme pour les personnes qui lui sont chères.

Et leurs frères, et leurs soeurs...Tous ayant un style particulier, et un détail propre qui les révélent humains, peut être trop.

 

Autour du feu, ils rient, écoutent les mélodies que Tristan tire de sa guitare, se réchauffant le sang avec de l'alcool, et certains planent dans leur coin.

Le jeune homme qui s'était arrêté pour les regarder, s'avança vers eux, fier de ces amis digne de ce nom, de ce monde qu'il connait mieux que lui même, qui lui appartient.

Il se penche pour effleurer les lèvres d'une demoiselle rousse, d'une beauté explosive.

-Salut Cynthia.

-Salut mon beau, répond elle d'une voix sensuelle.

-Hé! Lauriant! T'étais où? Le concerné se retourne vers une petite fille, le regard cerné de khôl. De surprise il s'écria, énervé:

-P*tain! Qui c'est qui l'a transformée en catin?! Flavie, j'en ai rien à foutre de ce que tu te mets sur la tronche, mais je t'interdit de toucher à ma soeur, okay?! Elle a 9 ans, bordel! Elle s'amusera avec ta peinture quand elle sera capable de le faire elle même!

-Désolée si monsieur n'est pas content. Mais jte ferai dire que c'est aussi ta faute! Elle m'a suppliée sous prétexte qu'elle te plairai plus comme ça. C'est ça de tourner la tête à ta propre soeur, Don Juan! S'pèce d'insestueux!

Il soupire d'agacement, puis avec un doux sourire s'accroupit devant la fillette.

- Tu sais que je t'aime telle que tu es, ma belle. Et ça pour toujours. Alors n'essaye pas de changer pour me plaire, parce qu'à mes yeux tu es parfaite, frangine.

Il l'avait dit avec tellement d'amour, que toutes les femmes présentent autour étaient émues. Lauriant, c'était ça. Ce mec qui avait toute la gente féminine à ses pieds, et qui le savait. Parce qu'il était tellement séduisant. Il était conscient de son ascendant sur les gens et s'en servait. Froid et dur comme l'acier quand on allait à l'encontre de lui, chaleureux et aimant quand on était de son côté.

Sentant les regards posés sur lui, il decide d'en rajouter en prenant la petite Laure, aux anges, dans ses bras. Il les domine, et il le sait. Les hommes l'envient et le respectent, les femmes ne refusent rien de lui. Il sourit en pensant à ce pouvoir qu'il détient sur ces personnes. Oh! Il les apprécie réellement, et ce n'est pas que de la manipulation, mais il préfère rester en situation de force, et être celui qu'on écoute. Grâce à cette relation, il peut gérer les problèmes comme il l'entend, et assurer le meilleur pour tous. Parce que sans lui, ils ne sont rien, mais surtout, sans eux, il n'est rien.

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