Accueil Date de création : 30/05/08 Dernière mise à jour : 23/06/08 00:06 / 17 articles publiés
 

Chapitre III  posté le samedi 21 juin 2008 00:00

Elle s'échappe et s'élance dans la nuit noire. Un seul mot à l'esprit: fuir. Et cette course en rejoint une autre, qui a eu lieu il y a un mois et quelques semaines maintenant...

Elle semble courir au ralenti et sa respiration résonne dans sa tête au rythme des battements éffrenés de son coeur. Des images du passé l'assaillent mélant cette fuite au travers de la ville à une autre, où elle se voit, dans la forêt, trébuchant sur les racines, et les branches d'arbres lui fouettant le visage. La différence régnant dans le silence inquiétant de Cilciùm, et le vacarme assourdissant de plus en plus lointain de...là bas.

Flash.

Un jeune homme, du même brun que Cristal, le visage défiguré par la souffrance, se compressant les côtes où un filet de sang coule entre ses doigts, lui crie:

-Vas t'en!! Barres toi Cristal, vite! T'as encore une chance d'être sauvée, alors saisis là!!

-Pas sans toi! Viens, si je peux, tu peux aussi, je te soignerai quand on sera loin, je t'en supplie pars avec moi, ne me laisses pas..!

-Regardes moi dans les yeux. Regardes moi! Je te donne la guitare. Ne l'abîmes pas! Je te rejoindrai après. Tu penses bien que jamais je te laisserai seule trop longtemps avec elle! Allez, maintenant, vas t'en!

-...D'accord. Tu fais vite, hein?!

-Passes par la forêt, cours, et ne t'arrêtes pas! Sous aucuns prétextes!

-Je t'attendrai, t'entends?! Je t'attendrai!

Puis elle se mit à courir. Il l'appela, une dernière fois.

-Hé! ptite soeur!! Elle se retourna. Je t'aime!

Elle voulu répondre mais un cri l'en empêcha, et elle se remit à fuir. Dans cette horreur, une seule chose l'a faisait aller de l'avant. Cette promesse. De savoir que peut être, ils arriveraient à être heureux loin, tout les deux, ensemble... Cette promesse qu'il n'a jamais tenue. Ces bouleversements l'avaient rendue naïve, et ce n'est que le lendemain qu'elle avait compris la réalité. Il était blessé, et il se sentait condamné. Jamais il n'aurai eu assez de force pour l'accompagner, sans la ralentir! Mais il savait très bien qu'elle ne partirait jamais sans lui. Alors il lui a menti, afin de lui sauver la vie. Elle l'a abandonné dans son agonie, aux mains de ces hommes... Tout de noirs vêtus.

 

Ses jambes trembles, elle halète, elle ne sait plus où elle est. Elle s'effondre dans un espace noir, renfermé. Les minutes et les heures s'écoulent. Son sommeil en n'est pas un. Son corps est agité de soubressauts, des cauchemards l'attaquent à l'aide de ses souvenirs. Tout s'écroule. Ces hommes sont là pour elle. Elle le sait. Comme elle sait de quoi ils sont capables et ce qui lui arrivera s'ils la trouvent. Oh oui elle sera tuée! Mais la mort sera bien douce en comparaison de ce qu'ils lui feront subir auparavant. Non! Non! Elle ne veut pas! Ce n'est pas possible, il doit bien exister un moyen! Elle veut vivre, plus que tout. Elle ne veut pas souffrir, être humilliée et perdre toute fierté.

 

Le petit jour l'a cueuille épuisée, des cernes noires sous son regard de nuit, et le teint terne. La démarche hésitante et saccadée, elle se dirige vers la cour habituelle, bien qu'elle n'ai envie de parler à personne..

 

Elle surpris Tristan parlant de manière très rapprochée, les yeux dans les yeux, avec un jeune homme roux foncé au regard cuivre doré. Une de ses mains se balladait sur les fesses de l'inconnu. Cristal fronce des sourcils, cherchant à comprendre.

Qu'est ce qu'il fout?! Oh et puis merde! Après tout, il baise avec qui il veut! Qu'il soit hétéro, gay, ou bi, ça ne regarde que lui.

Elle se détourne, s'éloignant du couple, pour leur laisser une certaine intimité. Trop tard, il l'a déjà aperçu.

-Hey! Tu dis plus bonjour maintenant?!

Elle soupire légèrement, et retourne vers eux.

-Salut.

-Jte présente Jérémy. Celui ci incline la tête en guise de bonjour, elle fait de même. C'est un... ami. Sinon, comment tu vas?!

-Ca va. Laches t'elle du bout des lèvres. Le regard de Tristan se fait perçant, et il l'a scrute, à la recherche d'une réponse.

-Que ce passe t'il? Mal dormi? Tu as des cernes énormes! Quelque chose te tracasses?

-Rien. Répond elle d'une voix glaciale, peu encline à s'étaler sur le sujet. Jvous laisse. A plus Jérém'!

Et elle s'échappe de ces yeux qui commencent à trop bien savoir lire en elle. Lui de son côté s'inquiète un peu, se demandant ce qui peut l'a mettre de si mauvaise humeur. Mais des lèvres dans son cou lui fait vite oublier ses soucis. Il fait face à son partenaire, et d'un mouvement brusque il ramène son bassin contre le sien. Il se colle littéralement à lui, et se jette sur ces lèvres tel un affamé. La douceur il connait, cela dit, avec un partenaire aussi désirable... Il a du mal a reffréné ses ardeurs... De son côté le rouquin n'est pas en manque, et après quelques caresses à travers ses habits, il le traine vers son domicile...

 

Cristal les voit s'éclipser discrétement ( ou pas ^^), et sourit faiblement. Qu'ils profitent bien de ses moments de bonheur... Ils sont si fragiles...

Elle décide de retourner au bar, pour s'excuser de son comportement de la veille. Peut être pouura t'elle négocier une semaine de pause, afin de se faire discrète le temps que ces hommes seront en ville.

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Chapitre III  posté le lundi 23 juin 2008 00:06

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Une semaine plus tard, l'agitation en ville n'a pas cessée, au contraire. Les hommes en noirs semblaient s'être multipliés, ils se trouvent à chaque coin de rues. Mais encore, s'il n'y avait que cela...

Après avoir commis quelques dégradations, afin de démontrer leur force et détermination, ils s'en étaient pris à des personnes. Certains mendians ont été massacrés pour leur refus de coopérer. Un enfant a disparu...

Plus possible de ne pas remarquer leur présence, et leur hostilité. Cristal, elle, s'est pratiquement envolée de Cilciùm. On la voit de loin, tel un éclair, et instant plus tard, elle s'est évaporée.

Un soir que Tristan a entrepris de regrouper certaines personnes pour parler de cette situation, Lauriant apparait, après ce long temps d'absence.

 

-Lauriant! P*tain, t'étais où pendant tout ce temps?! T'es jamais là quand il faut!

-Calme toi! Je suis jamais loin, de toute façon. Je suis au courant de tout. Je viens te chercher, on va aller leur parler tout les deux. Répond il d'une voix posée, le visage serein. Tristan, lui, est surpris, ainsi que les gens de l'entourage. L'un d'eux s'exclame:

-Leur parler?! T'es completement taré! Jamais ils vous laisseront repartir!

-Tu as une autre solution peut être? Leur comportement montre qu'ils veulent quelque chose. Quoi? Le seul moyen de le savoir est de leur demander.

-Non!

Ce cri les fait tous sursauter. Ils se retournent et voyent Cristal, mi effrayé, mi en colère. Elle enchaine:

-Il a raison, ils ne vous laisseront pas repartir, du moins pas entier. C'est de la folie. Ils ne savent pas négocier!

Lauriant hausse un sourcil, agacé.

-Tiens donc, aurai tu peur? Ce n'est pas toi qui va y aller, que je sache! Je ne laisserai sous aucuns prétextes ces massacres continuer, de toute façon. Et tu sembles bien sûre de toi, tu les connais personnellement peut être?!

Il dit cela avec une pointe d'ironie, ne s'attendant pas à la voir pâlir. Un malaise s'installe. Tristan questionne:

-Cristal?

Elle semble hésiter, puis se lance.

-Si c'est le seul moyen de vous empêcher de faire une connerie, alors oui, peut être bien que je les connais, ainsi que leurs méthodes! Et c'est pour ça que je vous déconseille d'y aller! Ils en ont rien à foutre de la loyauté! Ils sont capables de tout...

-Vraiment?! Puisqu'ils te sont si familliers, tu sais forcément leur raison d'être ici! Que veulent ils?!

Cristal se fait toute petite et balbutie

-Je...je ne sais pas. Aucune...idée.

Ce n'était pas très crédible. Lauriant rit, moqueur.

-Ben voyons! Mais t'inquiètes pas, on va le savoir, on a pas besoin de toi! Tu viens Tristan? Je pense savoir où trouver leur chef.

Et il se met en route, bousculant Cristal au passage qui ne sait plus quoi faire.

 

Tristan le suit, et ils marchèrent un certain temps en silence. Arrivés aux portes de la ville il s'étonne:

-Où est ce que tu m'emmènes comme ça?! Tu penses les trouvers à l'extérieur?!

-Je ne pense pas, j'en suis sûr.

A ces mots, ils arrivent sur une plaine où de nombreuses tentes sont installées.

-Voici leur quartier général.

Une voix agressive dans leur dos les stoppe dans leur élan.

-Exactement! Et comme tout quartier, on est pas les bienvenus quand on est des étrangers!

Ils se retournent et se trouvent nez à nez, à un de ces hommes, qui les pointe du revolver. Les deux compagnons ne cillent pas devant l'arme, bien qu'ils se savent en situation inconfortable. Le garde le remarque.

-Ah! On ne bronche pas, hein?! On joue à ceux qui n'ont peur de rien?! C'est avec plaisir que je vais tester votre résistance, alors... On ne résiste jamais longtemps à la douleur...

D'un geste il descend son arme vers le tibia de Tristan, pret à tirer. Lauriant intervient:

-On aimerai parler à ton chef.

L'homme tiqua au tutoiement, mais cette phrase l'avait intrigué.

-Vraiment?! Et qu'est ce que tu lui veux?!

-Ca ne regarde que lui.

-Pour qui tu te prends? Tu te crois supérieur, c'est ça, en me cachant ta raison d'être ici?! Qui me dis que tu ne me mènes pas en bateau?! Puis de toute façon, il ne vous recevra pas.

Le blond soupire devant cet entêtement. Il s'est attendue à ce genre de réaction, et à prévu une solution, mais qui l'agace profondément. Il sort une liasse de billet.

-Peut être qu'avec ça, tu peux arriver à trouver un arrangement...

L'agresseur louche alors sur l'argent, les yeux brillants. Il lui arrache des mains.

-Je vois qu'il y a moyen de discuter... Je peux vous y conduire, mais improviser un rendez vous sera nettement plus difficile...

Deuxième soupire. Deuxième liasse.

-Vous savez être convaincant! Mais est ce que je peux vous faire confiance?!

Laurint s'énerve.

-Faut pas abuser non plus! Je crois qu'avec ça, tu peux largement nous faire confiance, qui plus est, on tenterai quelque chose, on serai mort dans la seconde qui suit vu l'attroupement d'hommes armés sur cette place!

 

Aquiescement du garde. Il leur fait signe et ils se mettent à traverser les tentes.

Les hommes sur leur passage arrêtent leurs activités et les fixent d'un drôle d'air. Certain les insultent et d'autres leur font des signes provocateurs.

Tristan et Lauriant restent impassibles devant cette animosité. Ce n'est pas le moment de provoquer une esclandre!

Ils arrivent devant un énorme véhicule amenagé. Leur guide les abandonne et pénètre à l'intérieur, pour en ressortir quelques minutes plus tard, leur jetant:

-Vous pouvez y aller, il accepte de vous recevoir!

Avant de disparaître dans l'obscurité.

Sans une once d'hésitation, ils entrent à leur tour. Ils débouchent dans une sorte de hall contenant une table avec quelques hommes, et des armes comme décoration. Un des gars se lève et les conduits devant une porte, il toque, l'ouvre, et les laissent rentrer, seuls.

C'est dans un bureau rangé avec soin, et meublé avec raffinement qu'ils sont parvenus.

Un homme imposant, les cheveux poivre sel, les regarde d'un air ironique derrière son bureau.

 

 

 

 

 

 

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